Projet :

Le Carré d'Art - Ecole de musique - Ateliers de sculpture / La-Celle-Saint-Cloud


© Daniel Rousselot




© Adam Yedid


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Description :

Ce projet posait une question architecturale qui nous intéresse particulièrement : insérer des fonctions d’aujourd’hui dans un tissu existant constitué, dans un contexte d’édifices historiques, à la fois dans la liberté et dans le dialogue. Espérer que cette intervention prenne sa place et que les fonctions puissent s’y exercer sans aucun carcan.

Le vieux bourg de La Celle Saint Cloud est un lieu hors du temps. Paisible place de l’Eglise, rues d’un parcellaire étroit, voies arborées entourées de discrètes demeures, site vallonné…
Maitrisé par la ville, le vieux bourg a conservé toutes ses caractéristiques patrimoniales.
L’îlot de l’ancienne mairie en marque l’entrée. Il est bordé d’un côté par le château de La Celle Saint Cloud, propriété du ministère des Affaires étrangères qui y accueille les grandes rencontres diplomatiques internationales.
L’existence du bourg, site collinaire dirigé vers l’ouest, est très ancienne, VI e siècle. D’accès difficile et doté de sources, comme toujours ce sont des conditions objectives qui ont guidé cette fixation. Les constructions qui lui donnent sa physionomie actuelle datent du XVIIe et du XVIIIe siècle.
L’îlot était occupé par des constructions provisoires destinées à la destruction et le bâtiment de l’ancienne mairie, accueillant déjà l’Ecole de Musique, objet d’une réhabilitation réalisée par la ville. Ces activités dépendent de l’association Carré d’Art.
L’îlot communique par la rue Yves Levallois avec la place de l’église et le presbytère.

Le projet, conçu est issu d’une consultation en 2005 selon une procédure préalable de sélection sur références et moyens avec un oral, puis une remise pour 3 équipes de prestations – rémunérées - présentées devant le jury. Le projet a été conduit dans un dialogue permanent avec la ville, ses élus et services techniques.

Construire dans un tel lieu cohérent sur le plan paysager, architectural et contigu au château implique des choix culturels. «  Pas de création véritable, sans un bagage culturel total du passé » disait Jean Prouvé.

C’est un projet de la relation. Relation avec le paysage de la commune, dont on perçoit à travers les baies des points de vue multiples et changeants selon les heures, relation avec le château dont on découvre différents points de vue à travers les frondaisons de son parc. Mais relation avant tout avec l’identité profonde du vieux bourg dont il va constituer désormais une des entrées. Le projet, conçu dans un registre de contemporanéité, donc d’une architecture de notre temps, à cependant établi dans sa conception des relations, des affinités avec le bourg, de façon à ce que ce nouvel îlot prenne sa place tout naturellement et s’inscrive dans le temps répondant ainsi à la remarque du grand architecte du XXe Auguste Perret «  le temps le plus grand des artistes ». Ainsi, les volumes du projet sont fragmentés, reprenant ainsi les proportions de volumes des maisons du bourg, les toits sont en cuivre pré oxydé dont la teinte se marie avec celle des vieilles tuiles, et les enduits respecteront la charte des teintes avoisinantes.

Une fragmentation volumétrique
Aucun mimétisme direct n’était concevable avec les composants du vieux bourg. Cependant ce projet concernant un îlot devait préalablement être abordé comme « un morceau de ville » avant d’être un bâtiment. Il s’agissait donc de rechercher l’installation des fonctions à partir de la vie du bourg et en particulier de la belle place de l’église toute proche. Ainsi le projet a été conçu autour d’un vide – reprenant partiellement l’emplacement d’un corps de bâtiment ancien disparu – qui constitue une place interne dédiée à des représentations, des lectures. Cette espace semi-public est en contact direct, par la rue Yves Levallois avec la place de l’église.
Les volumes de l’école de musique et de sculpture ont été volontairement fragmentés pour rester dans le continuum volumétrique du vieux bourg.

L'ambigüité des matériaux
Si les volumétries ont été  étudiées à l’échelle du vieux bourg, les matériaux comme les proportions des baies ont été choisis en fonction des besoins de lumière et d’un registre contemporain. Les matériaux ont visé la relation ambiguë par les toitures en cuivre pré-oxydé Tecu dont la teinte est très proche de celle des tuiles du vieux bourg.
Le projet initial prévoyait des soubassements en moellon massif, en continuité avec ceux du vieux bourg. Cette option a du être abandonnée pour des raisons économiques. Ce dispositif aurait participé à l’inscription pérenne du projet dans le vieux bourg. Car nous visions le souhait formulé par Adolf Loos qu’un nouveau projet prenne sa place dans la ville et que l’on puisse penser qu’il a toujours été là.

Des baies en relation avec les fonctions sans mimétisme
les salles de musiques ouvriront avec la possibilité d’extension des activités, actuellement à l’étroit dans l’ancienne mairie. Parallèlement, la cour est l’objet d’un projet d’aménagement comportant des gradins et qui permettra en été, des représentations de plein air. Ce nouvel espace contemporain sera le contrepoint de la place de l’Eglise réunissant ainsi dans notre commune patrimoine et modernité.

Les percements des façades
Nous avons recherché des percements des murs dans la liberté la plus adaptée à satisfaire les fonctions. La fragmentation volumétrique situe le projet comme part nouvelle du vieux bourg, les systèmes constructifs traditionnels du vieux bourg n’auraient aucune raison d’être reproduits sur un mode constructif – le béton et l’acier – qui à l’inverse permet la liberté de percements  laissant lorsque c’est nécessaire entrer largement la lumière. C’est évidemment le cas pour les ateliers de sculpture et de dessin. Mais également, pour l’accueil de la grande salle de musique. De larges baies mettent en communication cette salle avec la cour, qui est aussi un lieu de représentation avec ses gradins.

De l'objectif à la réalisation
Dans un projet, la réalisation offre de bonnes surprises et aussi des objectifs non atteints.

Scott Fitzgerald évoque cette question : «  Pour chacun de mes livres que j’ai publiés, il s’est trouvé deux ou trois personnes, des inconnus le plus souvent, qui ont su comprendre l’objectif que je visais, l’évaluer avec exactitude, et déterminer dans quel pourcentage j’avais réussi à l’atteindre. ».

Ainsi, le projet initial avait prévu les soubassements  - dont certains assez élevés -, en moellons massifs. Ce dispositif reliait ainsi l’îlot au bâti du vieux bourg marqué par la continuité de ses murs traditionnels. Il permettait une expression d’une modernité chargée d’ambigüité et offrant de riches contrastes de matériaux.  Ce dispositif a été abandonné pour des motifs financiers. Nous avons tenté un travail sur la texture des enduits sur la base d’une large investigation culturelle. Mais, même en prenant nous-mêmes la truelle, l’entreprise n’a pas su suivre cet objectif.

L’ancienne mairie sera réhabilitée par la ville, l’extériorité à notre projet de ce seul bâtiment, a limité également l’unité de notre projet qui aurait gagné à concevoir la totalité de l’îlot dédié à l’opération.
Enfin, détail non secondaire, nous n’avons pas été attributaire d’une mission mobilier, qui aurait permis de parachever la réalisation.

Dans les points très positifs, notons la bonne entente, et la synergie avec les services techniques de la ville et en particulier sa directrice, architecte, Maryse Belot et son collaborateur Fréderic Marsilli. Un chantier est désormais, le champ de difficultés. Il est chaque jour plus difficile de fédérer, dans le contexte économique actuel, des corps d’état séparés sur un dynamisme commun de réussite d’un chantier commun.


MAITRISE D’OEUVRE :

ADAM YEDID ARCHITECTE avec la participation de Terreneuve Architectes
Nelly Breton et Olivier Fraisse,
Collaboratrices
Delphine Jaoul, Céline Mercier études PRO, Delphine Jaoul études APS/ APD
Céline Mercier chef de projet chantier bâtiments, études cour

Maître d'ouvrage:

Ville de La Celle Saint Cloud
Intervenants
Maryse Belot Directrice des Services Technique
M. Marsilli Services Techniques

Programme :

Auditorium, salles de musique, ateliers de sculpture et de dessin, aménagement de la cour avec gradins au contact de l’ancienne Mairie 19e – école de musique existante – et à l’entrée du vieux bourg et du château de La Celle Saint Cloud

Livraison :

Livraison de l’ensemble Septembre 2011

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