Projet :
Extension de deux écoles élémentaires

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Photographies © Frédéric Delangle

Le projet :

Coup double !

Il était une fois, à Courbevoie, dans un quartier résidentiel sans réelle balise urbaine, deux écoles élémentaires qui se partageaient un même îlot et une même cour de récré, à défaut d’avoir le même directeur. Elle s’appelait Logie et Anatole France. Des espaces collectifs venant à manquer, la Ville de Courbevoie se prit à désirer une extension qu’elle imaginait commune aux deux. Pourtant l’agence BP, que l’on avait admis à concourir, ne l’entendit pas de cette oreille et, en lieu et place du plan masse esquissé par les services municipaux, proposa, non pas une mais deux extensions. Deux bâtiments de même facture, gémellaires, qu’elle disposa perpendiculairement, de telle sorte que l’observateur avait l’étrange sensation d’appréhender le même objet sous deux angles différents. Bizarre.
De part et d’autre, un socle minéral volontairement costaud pour clôturer l’école et abriter les locaux techniques, les dessertes et les blocs sanitaires. Au dessus, une boîte de métal dorée et vibrante abritant un étage dédié à des salles de classe avec, à son fronton, une bibliothèque, ouverte sur la ville, faisant du savoir et de l’étude les figures de proue de l’école. Et dans les deux cas, des porte- à-faux pour abriter l’entrée des élèves. La cour de récréation s’en trouvait agrandie, un potager fut même aménagé : le bonheur !
Nos deux extensions brillaient de mille feux. Les faces des boites de métal étaient tendues de clins d’aluminium anodisé, aux 3 teintes champagne, bronze et or, ce qui rendait l’ensemble attractif et pétillant.De l’ensemble de dégageait une impression d’abstraite vitalité.
C’est donc l’histoire d’un coup double, architectural et symbolique. Ces deux blocs, à la signature très contemporaine, recomposent l’ilot urbain, le compactent et le ragaillardissent. Ce quartier anodin devient un quartier repéré. Et de un. Avec ces deux extensions jumelles, BP pourrait signer un manifeste égalitaire pour l’école de la République, ce qui ne serait pas étonnant pour qui les connait… Et de deux.
Mais la vraie morale de cette histoire, c’est qu’on peut être hors concours et malgré tout gagner.

Radicalité du langage architectural et économie du projet

Les volumes sont constitués d’un socle minéral (béton autoplaçant lasuré) formant les rez-de- chaussée et le mur de clôture de la cour. Des percements verticaux réguliers ainsi qu’un calpinage vertical du béton rythment et animent ces façades.
Ces socles sont supports de volumes métalliques à l’étage dont les façades sur rue, largement éclairées par une succession de baies de toutes hauteurs, sont habillées d’une trame constituée de lisses en aluminium anodisé de trois tons (or, bronze et champagne) qui dématérialisent le volume au grès de la lumière. Celles-ci ont donc une double fonction : disposées verticalement selon un rythme irrégulier et aléatoire, elles font office de brise-soleil tandis qu’elles participent de la signature esthétique du projet. Ces volumes se dégagent légèrement des socles en porte à faux afin de constituer des abris : l’entrée des élèves pour l’école Logie ; le dessus du square planté à l’angle des rues Armand Silvestre et Cayla pour l’école Anatole France.
Les pignons de ces volumes, entièrement vitrés sont largement ouverts sur l’espace public. Ils mettent en valeur l’élément phare de toute école: la bibiothèque, qui dans chacune des extensions trouve ici tout naturellement sa localisation.


Programme :
Extension de deux écoles élémentaires
Localisation :
12 rue Cayla, 70 rue Armand Silvestre
Maître d’ouvrage :
Ville de Courbevoie
Surface :
2 200 m² SHON
Coût :
3.1 M €HT
Calendrier :
Livraison septembre 2008
Maître d'œuvre:

BP Architectures

 
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